L'article mis en ligne ci-dessous avait été publié dans l'Indépendant, édition du lundi 26 mai 2003.
Le tableau vient d'arriver chez Jean-Marc Brissaud, restaurateur d'art à Cennes-Monestiès (photos archives, juin 2001).
Le 26 mai 2000, Mme Jeanne Mamet descendant de M. et Mme François Amat, faisait don à l'association "Il était une fois Chalabre", d'un tableau, héritage de Jeanne Bonnaure, née Amat, tailleurs d'habits, Descente du Pont-Neuf à Chalabre. Une souscription lancée en juillet 2000 permettait de mettre rapidement en route le projet de restauration. Cette fresque historique qu'il faut peut-être attribuer à un pensionnaire du couvent des Capucins du Cours Sully (fin XVIIe siècle) offre une succession de vues, comme autant de tableaux révélateurs d'un lointain quotidien chalabrois.
Tandis que des pêcheurs et des lavandières s'affairent sur les rives du Chalabreil, une procession de pénitents serpente sur le chemin de croix menant à la chapelle du Calvaire, depuis l'église Saint-Pierre. Ces religieux emmenaient-ils les reliques de Sainte-Colombe vers la chapelle de Notre-Dame des sept douleurs, comme certains écrits relevés dans les archives du château de Mauléon semblent le confirmer ?
(Photo archives, mai 2003).
Près de trois années auront été nécessaires afin de redonner couleurs et vie à une oeuvre qui n'aura pas complètement réussi à recouvrer sa mémoire, l'identité de son créateur est en effet inconnue. Calée depuis de longs mois sur le chevalet d'un restaurateur d'art, cette peinture sur toile vient de passer avec succès la phase finale de restauration, elle sera présentée le samedi 31 mai prochain à 11 h à la mairie (photos). Le président Michel Brembilla et Camille Amat conseillère artistique de l'association, seront heureux d'accueillir les Chalabrois et leurs invités , ils remercient par avance toutes celles et ceux qui par leur action auront contribué à la sauvegarde du patrimoine.
En présence de Jeanne Mamet (à gauche), le tableau enfin restauré est présenté au public (photos archives, mai 2003).
Le dernier recueil de "Il était une fois Chalabre" est arrivé.
Cette nouvelle et superbe réalisation, confiée aux ateliers de l'imprimerie du Noisetier à Lavelanet, est le fruit de plusieurs mois de prospection, d'écriture, conclus par quelques séances de corrections appliquées, et angoissantes. Les lecteurs accueillis en ce samedi des fêtes de l'Ascension, ont eu la primeur de découvrir un Tome XI au fil duquel photos et photos de classe du milieu du siècle dernier, alternent avec les écrits et recherches de Fabienne et Georges Canal, Gaston Maugard, Serge Fournié, Philippe Cnocquart, Josette Taffet-Brzesc et Jean-Pierre Boulbès.
Incursions dans le passé du pays chalabrais, qui démontrent que les frictions politiques sont bien antérieures à l'an 2000, qui présentent la fiche militaire des conscrits de l'an 1908, l'espace urbain et le Férial depuis la Révolution jusqu'en 1850. Ou bien encore, les proverbes de ma Mère et les exploits de l'aviateur Brindejonc des Moulinais, posant son Morane-Saulnier entre les fermes de Saint-Antoine et Saint-Martin. Un sommaire varié, dont le point d'orgue est le chapitre ranimant l'activité de métairies érigées en périphérie de la capitale du Kercorb, dont les ruines fantomatiques pour certaines, se retrouvent aujourd'hui au milieu de nulle part.
Avant d'inviter l'assemblée à célébrer la bonne santé de l'association, Michel Brembilla saluait la fidélité de ses adhérents et remerciait les membres actifs, avec une mention pour José, maître d'oeuvre dans les ateliers du Noisetier. Il remettait ensuite à Christian Guilhamat, maire, un Tome XI qu'il est à présent possible de se procurer en mairie, ou chez José Sanchez, rue du Capitaine Danjou. 
La tour du Bourgat
Les ruines de la ferme de Roquefère.
Romain Sicre a redonné du lustre à la création familiale (Photo Michel Brembilla).
Juché sur un échafaudage mis à disposition par les services municipaux, Romain Sicre a effectué une restauration parfaite et de manière bénévole, entre deux visites furtives jusqu'à l'ancienne usine Franzone, où sa Majesté Carnaval avait trouvé gîte et couvert.
Le président Michel Brembilla et son équipe adressent de chaleureux remerciements aux services municipaux, mais aussi et surtout à Romain, qui a dans le même temps assuré la mise en place de diodes lumineuses du plus bel effet. Sur une façade gracieusement mise à disposition par Nicolas Serrano, la croix au douze points du cours Henri d'Aguesseau va donc continuer à éclairer la nuit, et à diffuser sa symbolique solaire et zodiacale.